Qu’est ce que le spotting (aussi appelé spotting nidation)?

spotting

Le spotting constitue des saignements vaginaux en dehors de la période de menstruations. Mot anglais signifiant “tache“, le spotting désigne des saignements de couleur rosée ou marron foncé. Moins abondants que les règles, ils sont le plus souvent bénins. Néanmoins, les femmes qui en souffrent doivent consulter un spécialiste.

Les symptômes du spotting et le traitement

Le spotting se manifeste par des pertes de sang peu abondantes, qui peuvent être révélatrices d’un certain nombre de dysfonctionnements (pertes vaginales marrons par ex.) comme mentionné sur Ernest qui traite des pertes marrons.

Les symptômes du spotting

Il se traduit par de légers saignements qui surviennent entre les menstruations. Un spotting peut également être constaté une semaine après les règles. De façon générale, ces pertes sont moins fréquentes et non dérangeantes. Le plus souvent, elles se produisent lorsque survient un déséquilibre entre progestérone et œstrogène. Dans ce cas, ces pertes disparaissent rapidement après leur apparition.

Par ailleurs, il ne s’agit donc pas de spotting quand les saignements sont fréquents, persistants et abondants. Dans ces conditions, il est fortement recommandé de consulter un médecin.

Le traitement

La cause du spotting détermine toujours le type de traitement à apporter. Ainsi, le spécialiste établira la solution appropriée après un diagnostic précis.

Si les saignements sont dus à un fibrome utérin par exemple, le gynécologue fournira les traitements adéquats en recourant à une chirurgie. Dans le cas où le spotting serait lié à l’utilisation de contraceptifs, le traitement consistera à choisir une méthode contraceptive plus adaptée. Pour ce faire, le médecin prescrira la contraception en tenant compte de la santé de sa patiente. Lorsqu’il est causé par les IST, le recours à des médicaments spécifiques sera nécessaire pour le traiter. Ce traitement se focalisera plus sur les remèdes contre les infections.

Les causes du spotting

Les causes du spotting sont nombreuses. Elles peuvent être hormonales ou non hormonales.

Les origines hormonales

La première cause hormonale est liée à la contraception. En effet, le dosage et le type de contraception peuvent entraîner des saignements chez certaines femmes. Aussi, le changement de pilule et leur prise en continu peuvent aussi provoquer ces pertes.

Par ailleurs, il peut arriver qu’un spotting survienne pendant la grossesse. Cela s’explique par le fait que le cycle continue après la nidation de l’ovule fécondé. Ce qui entraine des saignements chez la femme enceinte. Ceux-ci sont généralement constatés les 3 premiers mois de la grossesse. Les femmes souffrant de spotting durant ces périodes doivent obligatoirement consulter leurs gynécologues.

En outre, la préménopause peut être à l’origine de ces pertes de sang. En effet, la transition hormonale subie par l’organisme durant cette période favorise le spotting. Bien que cela soit normal, il est conseillé aux femmes ménopausées de consulter suite à des saignements vaginaux. Inversement, le spotting peut se remarquer chez les jeunes filles au début de leurs premières règles. Du coup, des saignements marron sont notés durant les deux premières années de menstruations.

Les causes non hormonales

Certaines circonstances défavorables, dont le décalage horaire, peuvent perturber les hormones, et causer des saignements. En outre, les émotions et le stress peuvent entraîner un déséquilibre des hormones se traduisant par des pertes de sang. Aussi, le spotting peut être causé par diverses maladies. Ainsi, certaines pathologies gynécologiques provoquent ces pertes de sang. Quelques-unes sont citées ci-dessous.

  • Les fibromes utérins

Ils constituent des tumeurs bénignes qui se développent sur la paroi utérine. Souvent, ils entrainent des douleurs, des troubles de la fertilité et d’abondantes règles.

  • L’endométriose

Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique, provocant notamment des douleurs intenses au niveau du bas-ventre. Une femme sur 10 en âge de procréer souffre de cette maladie.

  • Les IST

Ces infections qui, sont transmises lors des rapports sexuels peuvent aussi causer un spotting.

Toutefois, il est à signaler que tous les saignements ne sont pas un spotting.

Différences entre un spotting et certains types de saignements

Il existe des différences entre le spotting et des saignements comme les règles, et la métrorragie.

Différence avec les règles

Les règles surviennent à des intervalles de temps plus ou moins réguliers. En fait, le cycle menstruel s’étale sur une période allant de 21 à 36 jours. Pendant cette période, l’organisme se prépare à une éventuelle fécondation. Fécondation qui surviendrait si un ovule était fécondé durant un rapport sexuel. Par contre, lorsqu’aucun ovule n’est fécondé, l’endomètre se contracte et se vide. D’où l’écoulement du sang lors des menstruations. Les règles durent au minimum 2 jours et 7 jours au maximum. Si un spotting doit apparaître, ce sera donc plusieurs jours après la période maximale. Il n’est pas à confondre avec les traces de sang notées le dernier jour des règles. C’est pourquoi, il est important que chaque femme maîtrise les jours de ses menstrues.

Différence entre spotting et métrorragie

La différence entre spotting et métrorragie n’est pas très aisée. Dans les deux cas les saignements surviennent hors règles. Cependant, le spotting arrive de façon ponctuelle, et déclenche des taches de sang peu abondantes. En plus, la couleur des saignements est rosée voire marron foncé.

Tandis que, la couleur du sang lors d’une métrorragie est noire ou rouge. Aussi, ces pertes sont plus ou moins abondantes. Ce qui peut entraîner des anémies dans certains cas.

L’anémie peut également découler de la ménométrorragie ou de la polyménorrhée.

Glossaire

Ménométrorragie : il s’agit des règles anormalement abondantes.

Nidation : elle survient à partir du 7e jour après la fécondation, et définit la période où l’embryon s’installe dans la muqueuse utérine.

Ovule fécondé : c’est l’ovule qui a été pénétré par un spermatozoïde. La fusion de ces deux gamètes donne “l’œuf fécondé” ou l’ovule fécondé.

Polyménorrhée : on parle de polyménorrhée lorsque survient chez la femme des règles trop fréquentes.